Choisir le meilleur tuteur pour votre clématite au jardin

Une plante grimpante qui transforme la verticalité du jardin et fait disparaître un mur disgracieux en un clin d’œil. Rose, clématite ou jasmin… Certaines espèces à fleurs apportent une touche de raffinement et des senteurs inoubliables à vos extérieurs.

Installer une grimpante contre la façade de la maison reste un pari gagnant, surtout si vous aimez son parfum. Privilégiez des variétés à développement modéré entre les fenêtres : cela évite de multiplier les séances de taille. Gardez en tête que les volets, ouvertures et gouttières doivent toujours rester accessibles. Par exemple, réservez le chèvrefeuille à une pergola plutôt qu’à une façade étroite.

La plante grimpante, tout comme le bambou, offre une solution efficace pour retrouver son intimité face au voisinage, et se crée en prime un cocon végétal. Lierre, vigne vierge, chèvrefeuille, jasmin, dipladénia ou rosiers d’escalade : chacun permet d’inventer un coin de paradis où poser son transat en paix pour profiter du soleil.

Rose, clématite, jasmin… Ces trois incontournables tissent de véritables murs fleuris. Leur floraison spectaculaire masque un vieux mur, habille une clôture ou vient donner vie à un simple treillage sur la terrasse.

Mais que choisir : espèces sarmenteuses ou grimpantes annuelles ?

Les grimpantes sarmenteuses sont vivaces. Une fois installées, elles s’ancrent au même endroit des années durant, à l’image des rosiers anciens. Idéales pour orner les murs ou décorer la façade de la maison.

Les annuelles, elles, poussent à toute vitesse et métamorphosent le décor en un été. Capucines, giroflées… Ces variétés parent une barrière ou un grillage, se renouvellent chaque année et ouvrent le champ à toutes les envies.

Planter : quelques précautions à prendre

Installez toujours vos grimpantes près d’un support, mais évitez de coller leurs racines aux fondations. Préférez un trou de plantation à 40 cm du support, large et profond de 50 cm. Mélangez la terre extraite à un engrais, replacez une partie, puis faites tremper les mottes dans l’eau avant de les déposer, en retirant le tuteur.

Posez la motte sur un petit monticule de terre, incliné à 45°, pour soutenir la plante. Recouvrez la base de la tige avec 10 cm de terre. Enfin, comblez avec le reste de terre mélangée à du terreau, tassez puis arrosez généreusement.

Lierre : feuillage persistant et décoratif

Quelques pieds de lierre plantés au pied d’un mur suffisent à faire ressortir la pierre, pour un coût modéré. Le lierre affiche une grande rusticité et ne perd pas ses feuilles. Parmi les différentes variétés, le lierre irlandais se distingue : il couvre rapidement une façade, avec une croissance de 30 à 35 cm par an.

Côté écologie, cette grimpante attire les abeilles et offre du nectar, ce qui lui vaut sa place dans de nombreux jardins. Contrairement à une idée reçue, le lierre ne favorise pas l’humidité sur les murs, à condition de prévoir une couche isolante.

Un minimum d’entretien s’impose : taille régulière, apports d’engrais de mars à septembre, et paillage du pied pendant l’été pour garder la fraîcheur. L’hiver, inutile d’arroser, le lierre se contente d’un sol ameubli.

Vigne vierge : le rouge embrase le jardin

La vigne vierge, ou parthénocisse, séduit par ses feuilles à trois pointes qui virent au rouge éclatant en automne. Cette championne de l’escalade s’accroche aux supports grâce à des vrilles et de petits disques adhésifs rouges à l’extrémité des rameaux.

Un détail étonnant : ces disques résistent à une force d’arrachement impressionnante, bien supérieure à leur poids. Pour garder la plante en forme sans qu’elle n’envahisse tout, plusieurs tailles par an sont conseillées. Repérez bien les tiges avant de couper, pour ne pas créer de trous dans la ramure.

Lessive naturelle au lierre

Autrefois, le linge était lavé avec des feuilles de lierre. Aujourd’hui encore, on peut glisser une dizaine de feuilles dans un filet à linge, directement dans le tambour de la machine. Le secret ? Les saponines du lierre, véritables agents nettoyants naturels.

Chèvrefeuille : la grimpante parfumée

Feuillage vert ou pourpre, fleurs bicolores… Le chèvrefeuille sublime les pergolas et les tonnelles. Ses tiges sinueuses peuvent grimper jusqu’à 5 ou 6 mètres, offrant une floraison opulente et parfumée tout l’été.

Selon la variété, le feuillage peut être caduc, semi-persistant ou persistant. Les fleurs, très odorantes, affichent souvent deux couleurs, l’une à l’intérieur, l’autre à l’extérieur. Elles s’épanouissent de juillet à octobre. Attention : les petits fruits bleu-noir ou rouges sont décoratifs mais toxiques.

Le chèvrefeuille se plaît dans les climats doux et tous types de sols, avec une préférence pour les terres drainées et riches en humus. Il apprécie le soleil mais préfère garder ses racines à l’ombre. Peu exigeant en taille, il suffit d’éliminer les pousses vert foncé de l’année pour le garder en forme.

Quand planter le chèvrefeuille ?

Le chèvrefeuille grimpant se plante à peu près toute l’année. Pour un résultat optimal, installez les variétés à feuilles caduques en hiver, et les persistantes au printemps ou à l’automne. Évitez simplement les périodes où le sol est gelé ou détrempé.

Jasmin : le poète du jardin

Le jasmin étoilé arbore un feuillage vert brillant qui reste en place toute l’année. Il offre de petites fleurs étoilées, blanches, jaunes ou roses, qui embaument l’air du jardin en hiver, au printemps ou en été selon la variété. Certaines pousses filent jusqu’à 6 mètres, créant un rideau fleuri et parfumé. Un treillage solide est indispensable pour guider leur croissance.

Le jasmin possède aussi de nombreuses vertus pour le bien-être. Lire l’article : Planter du jasmin : jasmin étoilé, jasmin d’hiver, ses 10 bienfaits.

Au printemps, pincez les extrémités pour favoriser la ramification. Après la floraison, en fin d’été, une taille d’entretien s’impose. À l’automne, rabattez légèrement pour rajeunir et protéger la plante du froid. Le jasmin se multiplie facilement par marcottage.

À éviter : installer ces plantes contre un mur abîmé. Leur vigueur pourrait accentuer les dégâts. Un grand pot peut aussi faire merveille pour ce type de grimpante.

Dipladénia : floraison généreuse

Dipladénia, ou mandevilla, fait partie de ces grimpantes sud-américaines qui illuminent le jardin. Cet arbuste vivace atteint jusqu’à 2 mètres et couvre murs, barrières ou pergolas d’une profusion de fleurs rouges, roses ou blanches durant l’été.

Pour soutenir cette floraison, prévoyez un apport d’engrais liquide pour plantes à fleurs (type géranium) toutes les deux semaines, du début du printemps à l’automne.

La multiplication est simple : coupez une tige sous les feuilles basses, retirez deux feuilles, puis plantez-la dans un pot de 10 cm rempli de terreau spécial. Arrosez, couvrez avec une bouteille plastique découpée pour créer une mini-serre, puis découvrez au bout de trois semaines. Placez la jeune pousse au soleil.

Rosier grimpant Pierre de Ronsard

Impossible de passer à côté de ce rosier à la floraison d’un autre temps. Ses fleurs, bien formées et serrées, se parent d’un rose crème délicat. Leur parfum évoque la mousse verte, subtil et addictif. Très robuste, ce rosier offre des bouquets opulents tout l’été. Les longues tiges flexibles (2 à 5 mètres) se dressent facilement sur un treillage, une pergola ou un mur, même sans vrille ni crampon.

Rosier Yves Piaget

Cette variété développe de grosses fleurs parfumées pouvant monter jusqu’à 2 mètres. Son feuillage résistant met en valeur de grandes corolles chiffonnées rappelant la pivoine, avec près de 80 pétales dentelés. Le parfum intense embaume le jardin de mai aux premières gelées.

Il se plaît au soleil ou à mi-ombre, dans un sol neutre et bien drainé. Lisez aussi l’article : Roses et roses, comment tailler avec succès ?

Rosier grimpant Christophe Colomb

En version grimpante, Christophe Colomb offre de grandes fleurs doubles (11 à 13 cm), d’un orange vif bordé de rouge. Son feuillage vert bronze, brillant, met en valeur ces couleurs chatoyantes. Un léger parfum vient compléter l’ensemble.

Clématite : la star sans caprice

La clématite n’est pas difficile. Préférez un emplacement à l’est pour profiter du soleil du matin, à distance des descentes de gouttière. Le sol doit rester frais (mais non détrempé). Enterrez la motte sur 20 cm, au fond du trou ou inclinée. Tassez, arrosez copieusement, puis protégez le pied avec une tuile ou une planche pour éviter le dessèchement. L’idéal ? Installer une vivace au pied pour garder la fraîcheur.

La clématite offre une floraison abondante dès mars-avril. Les boutons rose vif s’ouvrent sur des fleurs étoilées rose tendre, rehaussées par les tiges violettes. Le parfum évoque la fleur d’oranger ou la vanille. Cette variété conserve ses feuilles toute l’année, coriaces et nervurées.

Certains grimpants s’agrippent seuls, d’autres doivent être guidés

Treillis : la structure au service des rosiers et du chèvrefeuille

Le treillis permet de guider les tiges, d’aérer la plante et de booster la floraison.

Comment s’y prend-on ?

Tendez des fils à 10 cm du mur ou de la clôture, puis attachez les rameaux au fur et à mesure de leur croissance. Placez les fils tous les 50 cm, à l’horizontale ou à la verticale. Le treillis horizontal est parfait pour les rosiers. Il se réalise aussi bien sur un support en bois que sur une pergola. Pour fixer les tiges, un simple nœud en huit, souple, suffit à guider sans blesser.

En guise de repère

Au fil de ces lignes, on a croisé des grimpantes à fleurs, à feuillage, toutes capables de métamorphoser un jardin. Retenez surtout que clématites et rosiers s’accordent à merveille. Les roses anciennes, doubles et parfumées, contrastent avec les grandes clématites étoilées pour habiller murs, treillis ou pergolas, et transformer l’ordinaire en paysage d’exception.

Parfois, ces plantes inventent l’ombre, parfois elles effacent une clôture ou dressent un écran contre la brise. À chacun d’y écrire son propre décor, selon ses envies ou les défis de son jardin.

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